Partis à la dérive, dépourvus de tradition vivante, nous regardons le joyau aux multiples facettes de l'esprit celtique, miroitant comme le soleil sur l'eau, nous invitant à faire voile sur ces îles. Y débarquer, c'est découvrir un monde dans lequel il n'y a pas de séparation entre le visible et l'invisible, entre l'esprit et la nature, entre le ciel et la terre. Nos pouvons ici prendre conscience du Sacré à chaque instant et sous toutes les formes de vie car les Celtes préchrétiens vivaient et travaillaient en relation très proche avec le monde invisible. Vivant dans des communautés très soudées, ils ressentaient la protection de leus dieux tribaux, alors que tout autour d'eux la terre était vivante, avec les esprits des rivières, es rochers, des arbres.
Un lettré irlandais de l'ancien temps, Robin Flower, disait que les protochrétiens celtiques étaient pourvus , pour ce qui est de leur considération du monde, d'un"oeil rendu miraculeusement clair par les continuels exercices spirituels" qui leur donnait "une vision étrange des choses naturelles dans une pureté non naturelle".
Les familles de fermiers et de pêcheurs écossais du XIXe siècle vivaient encore quotidiennement en étroite connexion avec le divin. Leurs vies étaient tissées d'une complexe et belle tapisserie de prières, de rites et de cérémonies saisonniers. Qu'ils sèment, filent la laine ou traient les vaches, ces payssans accomplissaiznt toutes leurs tâches avec un esprit de prière, malgré la pauvreté et la dureté de leur conditions.
Un poète mystique, George Russel écrivit :"Pendant tous ces siècles, les Celtes ont gardé au coeur une affinité avec les êtres tous puissants régant dans l'invisible, qui furent si familiers aux races héroïques qui le précédèrent. Des légendes et des contes merveilleux ont connecté leur âme avec les vies intérieures de l'air, de l'eau et de la terre, qui à leur tour, ont adouci son coeur d'influences mystérieuses."
Nous pouvons redécouvrir notre connexion avec le monde naturel et reprendre la place qui nous revient dans le grand cercle de la vie.
(d'après M. Freeman, "Vivre la tradition celtique au fil des saisons"